
Outils collaboratifs Microsoft 365 : bien régler le partage externe
20 octobre 2026Le Wi-Fi coupe dans la salle de réunion, il ralentit à l’entrepôt, et le premier réflexe est d’acheter une borne de
plus. Parfois, c’est la bonne réponse. Souvent, la nouvelle borne se retrouve sur le même canal que sa voisine, et le
problème empire. Avant d’acheter, une étude de couverture mesure ce que le réseau sans fil fait vraiment, pièce par
pièce. Cisco Meraki recommande fortement d’en faire une avant le déploiement des bornes, et une autre après
(Meraki, Conducting Site Surveys).
Qu’est-ce qu’une étude de couverture ?
On parcourt les lieux avec un ordinateur et un logiciel de mesure. À chaque endroit, on relève la force du signal, le
bruit, les canaux utilisés et les interférences. Meraki note que ces logiciels connaissent déjà les patrons de
couverture de ses bornes, ce qui permet une étude prédictive, faite sur plan. Il recommande quand même une étude sur
place pour obtenir la meilleure couverture et la meilleure performance
(Meraki, Conducting Site Surveys).
Un plan ne montre ni le classeur de métal, ni le four à micro-ondes de la cuisine, ni le réseau du voisin.
1. La force du signal et le bruit
Deux mesures comptent d’abord. Pour un réseau qui doit porter des appels, Meraki vise un signal d’environ -67 dBm au
bord de la zone couverte, avec un rapport signal sur bruit d’au moins 25 dB
(Meraki, Conducting Site Surveys).
Sous ce seuil, la connexion tient souvent, mais les appels hachent et les fichiers traînent. L’étude montre où le
seuil est atteint et où il ne l’est pas.
2. Les canaux
En 2,4 GHz, la norme définit quatorze canaux, mais seulement trois ne se chevauchent pas, les canaux 1, 6 et 11
(Meraki, Channel Planning).
Des bornes voisines doivent se recouvrir un peu, pour que les appareils passent de l’une à l’autre sans coupure, mais
sur des canaux différents. Sinon, elles forment un seul domaine où chacun attend son tour, comme un vieux
concentrateur Ethernet (même source). En 5 GHz, certains canaux exigent la sélection dynamique de fréquence (DFS) :
une borne qui détecte un radar doit quitter le canal sur-le-champ (même source). Voilà pourquoi une borne ajoutée sans
plan de canaux peut ralentir le réseau au lieu de l’aider.
3. Les murs et les matériaux
Meraki recommande de ne pas fixer une borne près d’un mur de métal ou de béton, qui affaiblit fortement le signal
(Meraki, Conducting Site Surveys).
Son guide des déploiements à haute densité demande de tenir compte des matériaux de construction pour placer les
bornes
(Meraki, High Density).
Aucune source officielle ne donne une perte fixe par type de mur. Seule la mesure dans vos locaux la donne pour vos
murs.
4. Le nombre d’appareils
La couverture ne suffit pas. Une borne partage son spectre entre tous les appareils qui s’y connectent, et chacun
reçoit moins quand ils sont nombreux. Meraki parle de haute densité au-delà de 30 appareils sur une même borne, et
vise environ 25 appareils par radio, soit 50 par borne
(Meraki, High Density).
Une salle de formation pleine ne se conçoit pas comme un corridor.
5. Les bandes de 5 et de 6 GHz
Meraki recommande une couverture complète en 2,4 et en 5 GHz, en orientant les appareils vers le 5 GHz
(Meraki, High Density).
Le 6 GHz du Wi-Fi 6E ajoute beaucoup de canaux, mais Meraki s’attend à une portée plus courte qu’en 5 GHz, et seuls
les appareils compatibles WPA3 peuvent s’y connecter. Beaucoup d’appareils n’ont pas encore de carte 6E
(Meraki, Wi-Fi 6E FAQ).
L’étude dit si le 6 GHz vaut la peine dans vos locaux aujourd’hui.
Ce que le rapport doit contenir
- une carte du signal et du rapport signal sur bruit, pièce par pièce ;
- les canaux utilisés et les interférences relevées, y compris celles des voisins ;
- l’emplacement proposé pour chaque borne, avec la raison ;
- les réglages de sécurité constatés. Le Centre canadien pour la cybersécurité demande WPA3 pour tout nouveau
déploiement, un réseau invité séparé sur un VLAN restreint et des mots de passe par défaut changés. Il conseille
aussi de limiter la puissance du signal, pour qu’une personne garée à proximité ne puisse pas s’y attaquer
(ITSP.80.002).
Après l’installation, mesurer encore
Meraki recommande une deuxième étude après le déploiement, puis des ajustements selon ses résultats
(Meraki, Conducting Site Surveys).
C’est elle qui confirme que les bornes posées donnent la couverture prévue sur papier. Le Centre canadien rappelle
aussi de mettre à jour régulièrement le micrologiciel des bornes
(ITSAP.80.009).
Questions fréquentes
Comment faire une étude de couverture Wi-Fi ?
On parcourt les lieux avec un logiciel de mesure et on relève, à chaque endroit, la force du signal, le bruit, les canaux et les interférences. Cisco Meraki recommande une étude sur place avant le déploiement des bornes, et une autre après.
Une étude de couverture sur plan suffit-elle ?
Elle aide à préparer, parce que les logiciels connaissent les patrons de couverture des bornes. Cisco Meraki recommande quand même une étude sur place, qui voit les murs, le métal et les interférences réels.
Où installer les bornes Wi-Fi d’une entreprise ?
Là où l’étude montre le besoin, loin des murs de métal ou de béton, avec un léger recouvrement entre bornes voisines réglées sur des canaux différents, en comptant les appareils, environ 25 par radio selon Cisco Meraki.
Pour aller plus loin
Notre article sur le Wi-Fi d’un bureau qui grandit explique
pourquoi un réseau plat ralentit, et celui sur le Wi-Fi des invités
comment séparer les visiteurs de vos postes. La conception du réseau sans fil est au cœur de nos pages
Réseautique d’entreprise, Wi-Fi Aruba
et Cisco Meraki.
Et maintenant ?
Votre Wi-Fi coupe et vous hésitez à ajouter des bornes ? L’analyse réseau gratuite
de MPJM regarde le Wi-Fi et les commutateurs, la couverture, le câblage, et qui peut se connecter à quoi. Elle est
offerte aux entreprises de 10 postes et plus.
P.-S. Seize questions, huit domaines, un portrait clair de vos forces et de vos angles morts : commencer l’évaluation.




